« Un nouveau chapitre » s’ouvrira avant fin 2011 entre le Maroc et l’UE

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Le partenariat entre le Maroc et l’Union Européenne (UE) s’apprête à franchir un nouveau pas en avant. Si l’on croit un responsable européen qui s’exprimait à ce sujet ce mardi à Washington, un nouveau texte a été soumis dernièrement au Conseil de l’UE pour « approfondir les relations commerciales et les investissements » entre l’UE et quatre pays de la région Moyen Orient et Afrique du Nord (MENA), dont le Maroc. Si ce texte est adopté, a assuré Hiddo Houben, premier Conseiller pour le commerce et l’agriculture à la délégation de l’UE aux USA, il pourrait ouvrir « un nouveau chapitre » dans les relations euro-marocaines. Intervenant lors d’une rencontre organisée par le Centre pour les Etudes internationales et stratégiques (Center For Strategic and International Studies, CSIS), sous le thème « Le Commerce et l’Initiative Partenariat pour l’investissement au Moyen-Orient et Afrique du Nord », Hiddo Houben a expliqué que le texte en question contient de « nouvelles directives ». « Nous espérons que ce texte soit adopté à la fin de l’année », a-t-il ajouté, saluant au passage « les relations privilégiées, étroites et constructives » qui existent entre l’UE et le Maroc.

En plus ce dernier est déjà bénéficiaire du Statut avancé, le premier accordé jusqu’à cette date par l’UE à pays arabe. Selon le responsable européen, les « nouvelles directives de négociation en cours d’étude » pourront, une fois adoptées, permettre à la Commission européenne d’inviter quatre pays (le Maroc, la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie) à approfondir leurs relations commerciales et d’investissement avec l’UE pour inclure, entre autres, de nouveaux volets agricoles, les domaines de services, des investissements, des achats publics et la propriété intellectuelle. Les quatre pays sont déjà associés au Partenariat de Deauville (sud de la France) dans le cadre duquel le G8 et neuf institutions financières régionales et internationales se proposent à les accompagner dans les changements dictés par le printemps arabe. A travers cette démarche, l’UE cherche à approfondir ses relations avec le Maroc, à la fois sur les plans réglementaire et de la libéralisation. Elle « va essayer sur une base mutuelle et réciproque de réduire, voire même d’éliminer, des restrictions au commerce ou à l’investissement qui existent actuellement » avec ses quatre partenaires de la rive sud.

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