Desertec : la première centrale au Maroc, en 2012

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Desertec arrive à grands pas. Le projet de production d’énergie verte sera lancé en 2012 au Maroc, soit trois ans plutôt que prévu. Les entreprises industrielles et groupes financiers allemands qui pilotent ce projet pharaonique ont décidé d’aller plus vite, grâce à une maîtrise technologique et à la disponibilité des fonds. La première centrale solaire du projet Desertec sera installée sur une surface de 12 km2, près de la ville de Ouarzazate, selon le journal allemand Süddeutsche Zeitung. Un investissement de 2 milliards d’euros est prévu pour cette centrale qui devrait générer 500 MW, l’équivalent de la moitié de la production d’une centrale nucléaire.

L’unité de Ouarzazate sera le premier chaînon d’un réseau de dizaines de centrales solaires et éoliennes qui devraient être installées en Afrique du Nord et au Moyen Orient. L’objectif est double : répondre à la fois aux besoins croissants de ces pays et couvrir, d’ici 2050, environ 15% des besoins de l’Europe en électricité. Le démarrage était prévu à l’origine en 2015, mais les initiateurs allemands ont décidé d’accélérer la cadence. Ernst Rauch, le chef du projet prévoit que de l’électricité circulera entre le Maroc et l’Europe « en 2014, au plus tard en 2016 ». L’initiative industrielle Desertec a été lancée au départ par de grandes firmes et institutions financières allemandes, notamment Siemens, E.on, Deutsche Bank. D’autres groupes européens comme l’italien Enel ou le français Saint-Gobain, s’y sont joints. La décision de ces mastodontes industriels et financiers de lancer la première unité de Desertec à partir du Maroc, n’a rien de fortuit. Le Royaume a déjà ficelé un vaste programme de production d’énergie solaire et éolienne. En 2009, le Maroc a lancé un projet solaire d’une capacité de 2.000 mégawatts pour un investissement de 9 milliards de dollars. En 2020, il prévoit de couvrir 42% de ses besoins électriques à partir d’énergies renouvelables.

 

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