IDE : le Maroc maintient le cap malgré la conjoncture

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En dépit d’une conjoncture économique difficile au niveau international, le Maroc réussit à tirer son épingle du jeu côté investissements étrangers directs, les fameux IDE.
Selon l’Observatoire des Annonces d’Investissement et de Partenariat en Méditerranée basé à Marseille, les IDE ont subi dans la plupart des pays arabes du sud de la Méditerranée « les effets des soulèvements démocratiques et des transitions en cours ». Pourtant, le Maroc « se démarque » en enregistrant « la seule hausse significative du nombre de projets IDE au premier semestre 2011 », estime l’Observatoire, qui est  financé en partie par l’Union européenne. Avec une hausse de 23 pc des projets IDE par rapport au premier semestre 2010, le Maroc « conserve la confiance des investisseurs et se place juste derrière la Turquie et Israël en nombre de projet détectés ».

Les montants restent toutefois modestes. Ils ne dépassent pas 500 millions d’euros au premier semestre 2011, soit nettement moins que les chiffres d’avant crise, précise l’Observatoire, qui rassemble une quarantaine de réseaux internationaux et d’agences gouvernementales. Des chiffres publiés par l’Institut espagnol du commerce extérieur (ICEX), vont dans le même sens, en soulignant le poids de plus en plus important des IDE espagnols au Maroc. Le voisin ibérique est en effet le deuxième partenaire commercial du Maroc, avec des échanges qui ont dépassé 6 milliards d’euros en 2010.
C’est la France qui continue de donner le ton avec 60% des IDE au Maroc. Normal quand on sait que plus d’un millier d’entreprises françaises sont présentes dans le pays. L’Espagne lui emboîte le pas avec 8% et les Emirats Arabes Unis (EAU) 6%. Mais ventilés par pays, ce sont les investissements des EAU et de l’Espagne qui enregistrent une croissance soutenue sur la période 2009-2010, avec respectivement +80% et +76%.

 

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