Chami à Madrid pour un coup de séduction des investisseurs ibériques

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L’économie espagnole n’étant pas prête à sortir de sa léthargie, les investisseurs ibériques tournent le regard vers d’autres cieux à la quête d’opportunités d’affaires rentables mais surtout plus sûres. Le marché marocain qui est à quinze minutes à vol d’oiseau des côtes espagnoles pourrait pour peu répondre fortement à la demande des entrepreneurs espagnols. C’est pour tenter un coup de séduction que le ministre marocain de l’Industrie, du commerce et des nouvelles technologies s’est envolé jeudi à Madrid, où il a participé aux débats d’une journée organisée par l’Agence marocaine pour le développement des investissements (AMDI), sur le thème : « le Maroc, un pôle de compétitivité pour l’industrie automobile ». Dans son intervention, Ahmed Réda Chami a tenté de convaincre un parterre d’une centaine d’hommes d’affaires et d’entrepreneurs espagnols représentant notamment du secteur de l’industrie automobile et des filières s’y rattachant.

Le Maroc qui est lié à l’Union européenne (UE) par un statut avancé de partenariat, peut être une véritable plateforme pour le développement industriel de l’Europe et une passerelle vers de nouvelles opportunités pour les investisseurs étrangers. Grâce à sa stabilité politique et sociale et au bon comportement de son économie, le Maroc, soutient-il, a réussi à drainer un volume sans cesse croissant, des investissements directs étrangers (IDE) qui ont enregistré une hausse de 28 pc en 2010 par rapport à l’année précédente. Ces performances, a dit Chami, s’expliquent par les fondamentaux macro-économiques restés solides, des ambitieux plans de développement dans divers domaines et une multitude de méga-chantiers structurant ouverts partout dans le royaume pour consolider les infrastructures de base du pays. Le ministre s’est ensuite attaqué au secteur très prometteur de l’industrie automobile, précisant que cette filière connaît une croissance rapide au Maroc, qui « peut devenir un hub et une base » pour les constructeurs automobiles et fournisseurs d’équipements et de pièces de rechange et leur commercialisation en Afrique et en Europe. Il a cité à ce propos l’exemple du projet de l’usine Renault à Tanger qui « avance bien », relevant que plusieurs investisseurs dans le secteur de l’industrie automobile se sont installés au Maroc pour desservir non seulement cette usine mais aussi les constructeurs d’automobile dans les marchés français, espagnol et portugais qui produisent 4,2 millions de véhicules par an. Pour clore son speech, Chami a lancé une invitation aux opérateurs espagnols de l’industrie automobile, pour venir s’installer au Maroc dans le cadre de joint-ventures avec leurs partenaires marocains. Plusieurs opérateurs espagnols déjà installés à Tanger se sont déclarés satisfaits de leurs unités de production. Ils ont loué au passage le niveau élevé de qualification de la main d’œuvre marocaine et le « grand professionnalisme » de l’administration marocaine qui ne se ménage pas pour garantir les meilleures conditions à l’implantation des entreprises étrangères au Maroc.

 

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