Les révoltes arabes n’ont pas impacté la croissance au Maroc

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La croissance économique marocaine aura peu souffert des contrecoups négatifs du printemps arabe. Le Maroc devrait connaitre au contraire, un rythme soutenu de développement et de croissance économique en 2011,  poursuivre ainsi son avancée sur la voie du progrès. Dans une récente analyse, le think-tank international, Oxford Business Group (OBG) évoque dans ses prévisions, divers facteurs laissant entrevoir des perspectives encourageantes pour l’économie marocaine en 2011. Parmi ces facteurs, le think-tank retient entre autre une excellente récolte céréalière et une diversification continue de l’économie marocaine.

Les chiffres de 2010 et des cinq premiers mois de 2011 mettent également en évidence un taux d’inflation maintenu à un seuil particulièrement bas, ajoute le groupe d’intelligence économique et politique qui publie des analyses et des rapports périodiques sur les principaux pays émergents.
Se référant à des chiffres du Haut Commissariat au Plan (HCP), OBG indique que le PIB marocain avait affiché en 2010 et pour la 13ème année consécutive, une croissance de 3.7 pc en termes réels.
Le groupe souligne également la diversification crescendo de l’économie marocaine, comme en témoigne la croissance des secteurs non-agricoles qui s’est établie à 4.5 pc en 2010.
Citant un rapport publié en avril dernier par le Fonds Monétaire International sur les perspectives de l’économie mondiale, le think-tank relève qu’au Maroc, « les conditions sont réunies pour une nouvelle année de forte expansion en 2011». Le ministère marocain des Finances se veut plus optimiste en tablant sur une croissance de 5 pc du PIB en 2011.
Rappelant la place prépondérante qu’occupe le secteur agricole dans l’économie nationale, OBG note que le secteur touristique laisse également augurer une expansion soutenue. Les recettes du secteur ont affiché une hausse de 8 pc pour les cinq premiers mois de 2011, ajoute OBG, relevant que la reprise économique en Europe a également entraîné une augmentation de 6,8 pc de janvier à mai, des transferts des ressortissants marocains établis dans les pays du vieux continent.
S’agissant des autres indicateurs de l’économie marocaine, le think-tank souligne que l’inflation reste rigoureusement contrôlée, s’établissant à un peu moins de 1 pc en 2010 d’après les estimations du FMI, un chiffre pratiquement inchangé par rapport à 2009.
Les performances de divers indicateurs restent solides, indique le groupe, concédant toutefois que l’économie marocaine demeure « confrontée à quelques difficultés en 2011 ». Un point de vue qui va sûrement calmer les craintes de l’argentier du royaume, Salaheddine Mezouar qui a peur non pas de perdre son portefeuille ministériel mais de sortir bredouille des prochaines législatives.

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