Le Maroc conforte sa présence dans les instances du Conseil de l’Europe

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L’intégration du Maroc au sein de l’Union Européenne (UE) évolue à une vitesse exponentielle. Depuis le premier juillet, le Royaume chérifien, bénéficiaire du Stat Avancé auprès de l’UE, est devenu le premier pays non européen à être admis en tant que membre à part entière au sein du Groupe Pompidou. Cet organisme qui compte désormais 36 Etats membres, est une instance du Conseil de l’Europe chargée de la coopération en matière de lutte contre l’abus et le trafic illicite des stupéfiants.

Le Maroc n’a déposé officiellement sa demande d’adhésion au Groupe Pompidou, basé à Strasbourg (Est de la France) qu’en février 2010, alors que sa collaboration avec cette instance du Conseil de l’Europe, remonte à 1999.
Déjà en novembre 2006, le Maroc participa pour la première fois en tant que pays observateur, à la Conférence ministérielle du Groupe Pompidou.
Avec son admission au sein de ce groupe, le Maroc vient de faire un pas de plus en avant dans le processus de son intégration progressive dans les différentes structures chapeautées par le Conseil de l’Europe, à la faveur notamment du statut de Partenaire pour la démocratie octroyé tout récemment au Royaume, par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).
Créé en 1971 à l’initiative du président français de l’époque, Georges Pompidou, le Groupe qui porte son nom, vise à contribuer à l’élaboration au sein de ses Etats membres de politiques en matière de lutte contre la toxicomanie, multidisciplinaire, innovatrice, efficace et basée sur des connaissances validées.
Le Groupe Pompidou avait débuté en 1999 ses activités dans la région méditerranéenne, avec l’organisation à Malte d’une conférence sur « la coopération dans la région méditerranéenne sur l’usage de drogues: mise en place de réseaux dans la région méditerranéenne », une conférence à laquelle avait participé une délégation marocaine.
Par ailleurs, le Royaume qui est déjà membre depuis février 2009, du comité du centre de développement de l’Organisation pour la Coopération et le Développement Economiques (OCDE), est en bonne voie pour accéder au statut de membre à part entière de cette importante Organisation. C’est du moins, ce qui ressort de la mission que vient d’effectuer tout récemment, une délégation de l’OCDE à Rabat. A cette occasion, le Maroc a, par la voix de son secrétaire d’État chargé du développement territorial, Abdeslem El Misbahi, plaidé pour un statut de membre à part entière au sein de l’OCDE. Selon El Misbahi, cette adhésion se justifie par le fait que le Maroc partage les mêmes valeurs que l’OCDE, principalement sur les questions relatives à la démocratie et au développement durable et humain, comme en témoignent «les nombreuses réformes initiées par le royaume dans différents domaines». Pour le secrétaire d’État, «le partenariat avec l’OCDE reste limité et en deçà des ambitions des Marocains» tout en appelant à son renforcement.

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