UPM- Solaire : la France et le Maroc donnent l’exemple

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La France et le Maroc donnent l’exemple pour mettre en route l’Union pour la Méditerranée (UPM). Et le Plan Solaire méditerranéen devrait servir de plateforme pour concrétiser ce grand projet. Les deux pays se lancent d’ores et déjà dans la construction de centrales solaires au Maroc, premier pas vers l’émergence d’un pacte énergétique euro-méditerranéen avant la fin du premier trimestre 2012. C’est l’un des principaux sujets à l’agenda d’Eric Besson, le ministre français de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique, qui est en déplacement le 11 et 12 juillet au Maroc. L’objectif est de lancer le programme de développement de l’énergie solaire au Maroc. Cette visite intervient quelques jours seulement après la décision de l’AFD, l’Agence française de développement, de débloquer plus de 100 millions d’euros pour le Plan solaire marocain. Ce dernier prévoit de porter la production d’électricité à partir de l’énergie solaire à 2 000 MW dans moins de dix ans. Une partie de cette production est destinée à être exportée vers l’Europe. L’Union européenne est d’ailleurs très sensible au développement, à court terme, des énergies propres.

C’est aussi l’avis de l’ambassadeur de l’UE au Maroc, Eneko Landaburu. Pour lui, le secteur de l’énergie devrait jouer un rôle clé dans le partenariat entre l’Union européenne et la Méditerranée du sud. Et l’énergie propre « doit devenir prioritaire dans le développement de l’Union pour la Méditerranée, car c’est dans ce domaine que l’on peut fonder une coopération de grande envergure », a-t-il estimé. Eric Besson pense aussi que le futur pacte énergétique euro-méditerranéen prévu d’ici fin mars 2012, devrait servir d’accélérateur aux autres projets portés par l’UPM. Il temporise toutefois, en reconnaissant que malgré la ferme volonté du Maroc et de la France d’avancer vite sur le programme du solaire, il reste à mobiliser les pays membres de l’UPM, les partenaires publics et privés et les investisseurs. Mais, a-t-il insisté, l’enjeu est énorme et il en va de la sécurité énergétique et du co-développement entre les deux rives de la méditerranéenne.

 

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