Maroc-UE : négociations sur la libéralisation des services

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Longtemps attendues, les négociations pour la conclusion d’un accord sur les services et le droit d’établissement entre le Maroc et l’Union européenne, débuteront le 16 juin prochain à Rabat. Le dossier était en souffrance depuis 1996, date de la signature de l’accord d’association entre les deux partenaires.
Ce n’est qu’avec l’octroi au Maroc du statut avancé en 2007 que le dossier a commencé à être dépoussiéré.

Depuis, les réunions se son succédé mais les négociations piétinaient. Car les enjeux sont importants, aussi bien  pour le Maroc que pour l’UE. Les services concernés par la future libéralisation relèvent d’une douzaine de secteurs, qui vont du transport aux services financiers en passant par les télécoms, l’informatique, la santé, etc. Autant de secteurs où les entreprises marocaines ne partent pas défavorisées en terme de proximité et de compétitivité. Le lancement donc du premier round des négociations sur les services et le droit d’établissement intervient au moment où Bruxelles a décidé de donner une nouvelle impulsion à la Politique européenne de voisinage (PEV) en direction du sud de la Méditerranée. Le Maroc figure parmi les premiers pays concernés. Ainsi, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) jusque là tournée vers les pays d’Europe de l’Est, devrait étendre ses activités à la Méditerranée avec un volume de prêts potentiel de 2,5 milliards d’euros par an.
C’est dans ce contexte que l’ambassadeur de l’UE à Rabat Eneko Landaburu, a récemment déclaré : « le Maroc, en tant que pays pilote dans la région bénéficiant d’un Statut avancé avec l’Union européenne, est idéalement placé pour saisir les opportunités offertes par la nouvelle Politique européenne de voisinage, pourvu qu’il relève les défis de l’enracinement d’une démocratie durable et d’une économie solidaire ».

 

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