Maroc-UE : Des réformes institutionnelles en phase avec les ambitions du Statut avancé

Actualités

La profonde réforme institutionnelle en cours au Maroc est un nouvel outil d’arrimage du Royaume à l’Union européenne (UE) et à ses institutions.
L’UE a de nouveau réaffirmé par la voix de l’un de ses dirigeants, sa disponibilité à soutenir les efforts du Royaume pour la mise en œuvre des « importantes » réformes institutionnelles annoncées le 9 mars denier, par le Roi Mohammed VI. Ces réformes, a souligné le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, sont en ligne avec les ambitions du Statut avancé, accordé par l’UE en 2007 au Maroc.

Dans un message adressé à l’ambassade du Maroc auprès de l’Union européenne à Bruxelles,  Barroso s’est félicité des réformes institutionnelles en cours au Maroc et qui visent, a-t-il dit, la modernisation et l’approfondissement davantage de la démocratisation du Royaume.
Une fois adoptée par voie référendaire, la nouvelle Constitution conduira à un renforcement du rôle des partis politiques et du statut du Premier ministre, en tant que chef d’un pouvoir exécutif effectif, issu du parti politique arrivé en tête des élections.
La réforme constitutionnelle globale avait été annoncée en réponse aux revendications du mouvement des jeunes du 20 février et qui réclamaient que le processus de réformes entamé depuis des années soit approfondi et accéléré. Dans son discours qualifié d’«historique», le Roi Mohammed VI avait également annoncé une série de mesures visant à renforcer le pluralisme, les droits de l’homme, les libertés individuelles et l’indépendance de la justice.
Le Souverain a de même décidé d’inscrire dans le cadre de cette réforme, le processus de régionalisation dans le Royaume, avec en tête les provinces du Sahara marocain.
Pour l’élaboration de la nouvelle Constitution, le Roi Mohammed VI a décidé la mis en place d’une commission consultative de révision de la constitution et la création d’un mécanisme politique dont il a confié la présidence à son conseiller Mohamed Moatassim. Ce mécanisme a pour mission d’assurer le suivi, la concertation et l’échange de points de vue sur les propositions de réforme constitutionnelle. Cette réforme constitutionnelle globale devrait permettre en fin de compte, au Maroc de mettre à niveau tous les secteurs afin de les adapter aux normes en vigueur dans l’espace Schengen et dans les grandes démocraties.

 

Laisser un commentaire