Maroc – Espagne : Le lobby espagnol perd une nouvelle bataille de la guerre des tomates

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Le lobby agricole espagnol a échoué d’imposer ses règles du jeu au sein de l’union européenne pour freiner les importations de tomates marocaines. La Commission européenne (CE) vient d’affirmer qu’elle n’introduira aucun changement dans le système d’importation des tomates marocaines par le marché européen. Elle a en outre rejeté l’existence d’irrégularités dans ces importations, comme le prétend le lobby agricole espagnol avec l’appui d’autres eurodéputés.

Intervenant jeudi à un débat au Parlement européen à Strasbourg, le vice-président de la CE et commissaire européen aux relations interinstitutionnelles, Maros Sefcovic, a pris la défense du fonctionnement du dernier accord agricole conclu entre le Maroc et l’UE. Ces discussions ont été engagées à la suite d’une plainte de la Fédération espagnole des producteurs et exportateurs de fruits et légumes (Fepex), à propos de certaines irrégularités que présenterait à son avis, le régime d’importation des tomates marocaines, donnant lieu à une concurrence déloyale. Les eurodéputés espagnols sont appuyés dans leurs revendications par leurs collègues du Portugal, d’Italie et de l’Autriche se sont montrés. Ces derniers ont été très critiques à l’égard de la CE, en raison des importations « massives » des tomates marocaines et des « carences » dans le système d’importation. Ils déplorent aussi les « concessions » faites au Maroc pour ses exportations de fruits et de légumes dans le cadre du dernier accord agricole. Tout en réfutant ces allégations, Sefcovic a soutenu que la CE contrôle normalement l’entrée des tomates marocaines sur le marché européen. Le nouvel accord agricole entre le Maroc et l’UE qui attend sa ratification par le parlement européen, a-t-il assuré, offre « plus de contrôle et de transparence » dans les transactions avec le Maroc. Déjà une petite phrase prononcée, à la mi-mars, par John Clarke, Directeur des Affaires Internationales de la Direction générale de l’Agriculture de la Commission Européenne (CE), disant que «la tomate marocaine est plus sure que l’espagnole», avait soulevé un tollé parmi les maraîchers espagnols. Dans tous les cas, ces derniers doivent économiser leur souffle, car il semble fort bien que c’est une guerre de longue halène que se livrent maraîcher marocains et espagnols à la faveur du consommateur européen.

 

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