Maroc-UE : Le statut avancé, une feuille de route pour l’intégration

Actualités

Des avancées incontestables ont été réalisées, depuis l’octroi en 2007, du statut avancé au Maroc par l’Union Européenne (UE). Cet accord couvre désormais de grands chantiers ambitieux qui exigent néanmoins du temps pour leur réalisation. C’est ce qu’a affirmé lundi, le chef de la délégation de la Commission européenne à Rabat, Eneko Landaburu. Le statut avancé, a-t-il dit, constitue une feuille de route pour l’avenir et pour l’intégration progressive du Royaume dans le marché intérieur de l’Union européenne. Pour mettre en œuvre toutes les dispositions et les chantiers prévus, il s’agit tout d’abord de renforcer le dialogue politique à travers la multiplication des rencontres entre le Maroc et les instances du Conseil européen, a souligné le diplomate européen.

Pour l’année 2011, « nous sommes en train de travailler sur trois programmes concernant l’égalité du genre, le développement rural dans le Nord du pays et le programme convergence de la législation qui nécessite la mobilisation de tous les acteurs », a fait savoir Eneko Landaburu. Il a préconisé à ce titre le maintien de la dynamique du statut avancé, appelant le gouvernement marocain à établir une stratégie de convergence, avec un calendrier de priorités et de rapprochement. Il a de même a assuré que la partie européenne était prête à apporter son appui à cette dynamique. L’UE, a-t-il précisé, s’est engagée en 2011, à accompagner ce processus dans le cadre de la coopération technique avec l’ambitieux programme « Réussir le statut avancé ». Celui-ci prévoit neuf domaines d’intervention, dont l’enseignement supérieur, l’emploi, la protection sociale, le transport, les normes industrielles et la pêche. Les rapports qui unissent actuellement l’Union européenne et le Maroc, reposent de l’avis de Landaburu, sur une proximité, des liens solides et une interdépendance très forte géographique, politique et culturelle. Les revendications des Marocains pour plus de liberté et plus d’équité sociale, et les réformes annoncées par le Roi Mohammed VI dans son discours du 9 mars, a ajouté Landaburu, devraient « nous permettre de développer davantage la coopération » et d’aller plus vite dans la concrétisation de ces réformes. Si le statut avancé a plus ou moins dopé les relations Maroc/UE, un long chemin reste encore à parcourir pour pouvoir parler d’une intégration en bonne et due forme du Maroc dans l’espace Schengen.

 

Laisser un commentaire