France-Maroc : le MEDEF rassuré sur la durabilité d’une relation de grande proximité

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Membres du gouvernement marocain et opérateurs économiques étaient présents en nombre, mercredi 22 mars à Paris, à la grand-messe franco-marocaine organisée par le MEDEF (le Mouvement des entreprises de France) et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Le contexte des révolutions qui secouent le monde arabe imposait que les uns et les autres soient rassurés sur la durabilité d’une relation de grande proximité. Il était question des réformes politiques et constitutionnelles annoncées le 9 mars par le roi Mohammed VI et leurs répercussions sur l’ancrage démocratique et la poursuite de l’effort de développement du Maroc.

Les participants étaient unanimes à considérer qu’il est d’une grande importance que la France et l’Union européenne maintiennent le cap dans leur soutien au statut avancé du Maroc. C’est là le gage pour le Royaume d’accélérer sa croissance économique afin de faire aboutir le chantier des réformes dans son ensemble. Un chantier qui a été lancé depuis une décennie par la réforme du statut de la femme, le renforcement des droits de l’homme et qui se poursuit aujourd’hui par une refonte de la Constitution. Laurence Parisot, la présidente du MEDEF a été claire sur ce sujet. Pour elle, les réformes institutionnelles annoncées au Maroc sont décisives pour les investisseurs. D’autant plus que ces réformes incluent une régionalisation avancée dans le pays. « Démocratie et économie de marché vont de pair. Plus nous approfondissons la démocratie, plus nous nous donnons de chance d’approfondir la paix, la croissance et la prospérité », a assuré la patronne des patrons français. Dans ce sens, Réda Chami, le ministre marocain du commerce et des nouvelles technologies, a répondu à certaines critiques de médias français sur le déplacement d’entreprises hexagonales vers les pays du sud, en disant préférer le concept de « co-localisation » à celui de « délocalisation ». Car, « ensemble, nous pouvons être plus forts face à une concurrence asiatique plus forte » qui s’impose à tous.

 

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